La Danse des Aiguilliers

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 Nouvelle - Prolog to Trumps of Doom -

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MessageSujet: Nouvelle - Prolog to Trumps of Doom -   Mer 18 Mai à 14:36

Prolog to Trumps of Doom

by Roger Zelazny
1986



He started out walking, into the dim labyrinth. There seemed to be a faint tune in the air…
It was almost too easy. A turning, a twisting, a doubling back…
And then he faced a rough, slanted wall, looked up and saw the shaft. He commenced climbing.
It was no longer easy. A swaying sensation began—faint, then distinct—as if he were mounting into the uppermost branches of a tall tree. His way brightened and then dimmed, repeatedly, in no perceptible pattern. After a time, his eyes ached. Images doubled, wavered…
When the way grew suddenly level he doubted his vision, till his extended hand assured him that there was indeed a choice of passages.
He leaned and moved his head into each of these. The faint musical sound seemed slightly louder in the one to the left, and he followed it. Of that, at least, he was certain.
Now his way rose and fell. He climbed up, he climbed down. The brightening and dimming continued, only now the brightness was brighter and the dimness dimmer.
And the sensations of external movement had not abated. The floor of the tunnel seemed to ripple beneath his feet, the walls and roof to contract and expand. He stumbled, caught himself. Stumbled again…
At the next turning the sounds grew slightly louder, and he realized that they were not a tune, but rather a totally random concatenation of noises.
He climbed. He descended. The passageway shrank, and finally he crawled.
The sensations of movement increased. At times he seemed to be spinning; other times, it felt as if he were falling into an enormous abyss.
The flashes of light now drove nails of pain into his skull. He began to hallucinate. Faces and figures. Flames. Or were they hallucinations?
He felt the first faint pulsation upon his left wrist…
How long had he been moving? His clothes were already in tatters and he bled, painlessly, from a dozen scrapes and lacerations.
He descended a well and emerged somehow upward onto a floor. Mad laughter rang about him, ceasing only when he realized it to be his own.
The sounds grew even louder, until it felt as if he negotiated a gallery of demonic bells—wild, out of phage, their vibrations beating against him.
Thinking became painful. He knew that he must not stop, that he must not turn back, that he must not take any of the lesser turnings where the sounds came softer. Any of these courses would prove fatal. He reduced this to one imperative: Continue.
Again, a pulsing at his wrist, and a faint, slow movement…
He gritted his teeth when he saw that he must climb once more, for her limbs had grown heavy. Each movement seemed as if it were performed underwater—slowly, requiring more than normal effort.
A screen of smoke offered frightening resistance. He drove himself against it for an age before he passed through and felt his movements become easy once again. Six times this occurred, and each time the pressure against him was greater.
When he crawled out, drooling and dripping blood, on the other side of the chamber from which he had entered, his eyes darted wildly and could not fix upon the small, dark figure which stood before him.
"You are a fool," it told him.
It took some time for the words to register, and when they did he lacked the strength with which to reply.
"A lucky fool," it went on, darkness flowing about it like wings. (Or were they really wings?) "I had not judged you ready to essay the Logrus for a long while yet."
He closed his eyes against this speaker, and an image of the route he had followed danced within his mind's seeing, like a bright, torn web folding in a breeze.
"…And a fool not to have borne a blade and so enchanted it… or a mirror, a chalice, or a wand to brace your magic. No, all I see is a piece of rope. You should have waited, for more instruction, for greater strength. What say you?"
He raised himself from the floor, and a mad light danced within his eyes.
"It was time," he said. "I was ready."
"And a cord! What a half-ass—Uck!"
The cord, glowing now, tightened about his throat.
When the other released it, the dark one coughed and nodded.
"Perhaps—you knew—what you were doing—on that count…" it muttered. "Is it really time? You will be leaving?"
"Yes."
A dark cloak fell upon his shoulders. He heard the splash of water within a flask.
"Here."
As he drank, the cord wrapped itself about his wrist and vanished.
"Thanks, Uncle." he said, after several swallows.
The dark figure shook its head.
"Impulsive," it said. "Just like your father."

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MessageSujet: Re: Nouvelle - Prolog to Trumps of Doom -   Mer 18 Mai à 14:36

La traversée du Logrus de Lord Merlin

Roger zelazny - 1986.

Prologue de la version luxe américaine des atouts de la veangeance.


Il commence à marcher, dans cet obscure labyrinthe. Il plane dans l'air comme une légère mélodie.
C'est presque trop facile. Un coude, un zigzag, un crochet …
Et alors, il se retrouve face à un mur rugueux et incliné. Il cherche et voit un passage. Il commence à l'escalader. Ce n'est plus si facile. Une sensation de vertige le saisit, faible, mais distincte - comme s'il montait dans la cime d'un grand arbre. Son chemin est à maintes reprises éblouissant puis obscur, sans aucun détail perceptible. Au bout de quelque temps, ses yeux deviennent douloureux. Les images se dédoublent et semblent vaciller, lorsque le passage devient subitement plat et large, il doute de sa vision, jusqu'à ce que sa main tendue ne lui assure qu'il a en effet un choix de passages.
Il regarde, en inclinant la tête dans chacun d'entre eux. La musique, faible, parait légèrement plus distincte dans celui de gauche, il l'empreinte alors. De cela, au moins, il est certain.
Maintenant la voie s'élève et s'abaisse. Il grimpe, il descend. La clarté et l'obscurité continuent, seulement maintenant la lumière est plus brillante et l'obscurité plus sombre.
Les sensations de mouvement autour de lui ne diminuent pas. Le sol du tunnel semble onduler au-dessous de ses pieds, les murs et le plafond se contractent et s'étirent. Il trébuche, arrive à se rattraper. Il trébuche de nouveau …
Dans le coude suivant les sons s'amplifient légèrement, il se rend compte alors qu'il ne s'agit pas d'une mélodie, mais plutôt d'une cacophonie, d'un ensemble de bruits totalement aléatoires.
Il monte. Il descend. Le passage se rétréci et finalement il est obligé de ramper.
Les sensations de mouvement augmentent. De temps en temps il a l'impression de s'étendre. A d'autres moments il a la sensation de tomber dans un énorme abîme.
Les flashs de lumière font maintenant comme des piques de douleur dans son crâne. Il commence à avoir des hallucinations. Visages et silhouettes. Flammes. Sont elles des hallucinations ?
Il sent alors la première pulsation, faible, à son poignet gauche …
Combien de temps s'est-il déplacé ? Ses vêtements sont déjà en lambeaux et il saigne, sans douleur, d'une douzaine de griffures et de lacérations.
Il descend rapidement et émerge tant bien que mal sur le plafond d'une salle, qui s'avère en fait être le plancher. Un rire dément retenti autour de lui, ne cessant seulement que lorsqu'il comprend que c'est le sien.
Les sons s'accroissent, de plus en plus fort, comme s'il franchissait une galerie à la sonnerie démoniaque et sauvage, assailli par leurs vibrations.
Penser devient douloureux. Il sait pourtant qu'il ne doit pas s'arrêter, qu'il ne doit pas reculer, qu'il ne doit prendre aucune des intersections secondaires, là où les sons sont plus faibles. N'importe lesquelles de ces passages peut être fatal. Il réduit tout cela à un impératif : Continuer.
De nouveau, une pulsation à son poignet ainsi qu' un faible et léger mouvement …
Il grince des dents quand il s'aperçoit qu'il doit grimper encore une fois. Ses membres sont déjà lourds et endoloris. Chaque mouvement semble ralenti, comme s'il était exécuté sous l'eau, exigeant plus qu'un effort normal.
Un voile de fumée oppose une résistance effrayante. Il s'écoule un temps infini avant qu'il ne réussisse à le traverser et que ses mouvements redeviennent à nouveau plus faciles. Six fois cela arrive et chaque fois la pression contre lui est plus grande.
Alors qu'il rampe pour traverser la salle, bavant et ruisselant de sang, ses yeux fixés d'une manière enragée sur la silhouette, petite et indistincte, située en face de lui, à l'autre bout de la pièce.
"Tu es un imbécile" lui dit elle.
Il prend quelques instants pour enregistrer les paroles, manquant de force pour répondre.
"Un imbécile chanceux," déclare t il, l'obscurité se déploie comme des ailes. (Ou est ce vraiment des ailes ?) "je n'ais pas jugé que tu étais prêt pour l'épreuve du Logrus jusqu'alors."
Il ferme ses yeux pour ne plus voir son orateur et une image de l'itinéraire qu'il a suivi danse dans son esprit, comme une éclatante toile décousue, ondulant sous l'effet d'une brise.
"…Et un imbécile pour ne pas avoir apporté une lame et ainsi l'enchanter … ou un miroir, un calice, ou une baguette magique pour renforcer ta magie. Non, tout ce que je vois c'est un morceau de corde. Tu aurais dû attendre d'avoir plus d'instruction, une force plus grande. Qu'est-ce que tu en dis ?"
Il s'élève et une intense lumière danse devant ses yeux.
"C'était le moment," dit il. "J'étais prêt."
"Et une corde! Quel idiot !"
La corde, rayonnante maintenant, se resserre autour de sa gorge.
Quand elle le libère, la sombre silhouette tousse et fait un signe de la tête.
"Peut-être savais tu ce que tu faisais sur ce point …" murmure t il. "Est cela vraiment le moment ? Tu veux partir ?"
"Oui."
Un manteau sombre tombe sur ses épaules. Il entend comme le " splocht " d'une bouteille rempli d'eau.
"Ici."
Alors qu'il boit, la corde vient s'enrouler autour de son poignet et disparaît.
"Merci, mon oncle." Dit-il, après plusieurs gorgés.
La sombre silhouette hoche de la tête.
"Impulsif," répond-il. "Comme ton père."

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karahed
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MessageSujet: ²   Mar 24 Mai à 11:13

vous pouvez retrouver l'intégralité des 5 nouvelles de Zel sur Ambre sur le site d'Onirym, en VO et VF (traduction de Julien !)

http://onirym.free.fr/ambre/
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